67 400. C'est le nombre de monuments non protégés que la Fondation du patrimoine estime en état critique en France, pour sa première évaluation publiée en 2025.
Pour mesurer ce que ce chiffre veut dire : la France compte en tout 45 070 monuments historiques protégés. Il y a donc davantage de monuments en état critique hors de la liste qu'il n'y a de monuments sur la liste.
Et ceux qui sont hors de la liste, ce sont précisément ceux qui font qu'une ville ne ressemble pas à une autre.
Ce qui fait chaque ville n'est sur aucune liste
La Fondation du patrimoine recense 295 800 monuments non protégés. Leur liste n'a rien d'exceptionnel au sens touristique, et tout de singulier au sens local : chapelles, calvaires, lavoirs, pigeonniers, pressoirs, moulins, ponts, halles, beffrois, mairies.
Ce n'est pas le patrimoine qu'on visite. C'est celui qu'on traverse tous les jours sans le voir, et qui fait qu'on sait dans quel village on est.
Sur ce total, 67 400 sont en état critique — environ 23 %. Et la Fondation précise que l'estimation est prudente : elle a été obtenue en appliquant au patrimoine non protégé les taux de dégradation mesurés sur le patrimoine protégé, alors que le premier n'a ni financement dédié ni surveillance. La réalité est vraisemblablement pire.
Le patrimoine protégé, lui, est surveillé — et ça ne suffit pas non plus. D'après le bilan 2019-2024 du ministère de la Culture, sur 36 512 monuments historiques évalués, 23 % sont en mauvais état ou en péril, dont 1 789 en péril. Environ 4 100 appartiennent à des communes. L'architecture religieuse et domestique est la plus touchée, et plus de 35 % de l'architecture militaire est en mauvais état ou en péril.
| Nombre | En état critique ou en péril | |
|---|---|---|
| Monuments protégés (évalués) | 36 512 | 23 %, dont 1 789 en péril |
| Monuments non protégés | 295 800 | 67 400, estimation prudente |
Ce qui est sur la liste s'abîme sous surveillance. Ce qui n'est pas sur la liste s'abîme sans que personne le compte. Et ce qui n'est pas sur la liste, c'est l'essentiel de ce qui fait une ville.
Le cycle qui se resserre
Il y a une deuxième chose qui raccourcit, et elle ne se voit pas sur un monument : c'est l'intervalle entre les bonnes périodes et les mauvaises.
Une manière de le mesurer est de compter le temps passé en régime d'exception. L'état d'urgence antiterroriste, proclamé dans la nuit du 13 au 14 novembre 2015 pour douze jours, a été prorogé six fois, jusqu'en novembre 2017. L'état d'urgence sanitaire a couvert ensuite la période d'octobre 2020 à juin 2021.
J'ai fait le compte : entre novembre 2015 et juin 2021, la France a passé environ 945 jours en régime d'exception sur 2 026 — soit 47 % du temps. Et ce chiffre est un plancher : il ne compte pas le premier état d'urgence sanitaire du printemps 2020.
Le plus révélateur n'est pas la durée, c'est la sortie. L'état d'urgence antiterroriste ne s'est pas terminé en 2017 : une partie de ses mesures a été inscrite dans le droit commun. L'exception n'a pas pris fin, elle a été absorbée.
Voilà ce que veut dire « le cycle devient plus court », de façon mesurable : quand une société passe près de la moitié de son temps dans l'exception, l'intervalle entre deux crises devient plus court que les crises elles-mêmes. Et chaque crise laisse un dépôt permanent dans la règle ordinaire.
Une dégradation structurelle, pas une mauvaise passe
Le troisième cycle est celui qui décide des deux autres, et il suit la même pente.
D'après le décompte de Public Sénat, à fin 2025 :
- Quatre Premiers ministres depuis l'été 2024.
- Durée moyenne des Premiers ministres nommés après septembre 2024 : 132 jours.
- Record absolu : 27 jours. Les ministres du gouvernement concerné ont tenu 14 heures.
- 114 jours cumulés en « affaires courantes », soit environ un jour sur quatre depuis mi-juillet 2024.
- 130 ministres depuis 2022, record pour un même mandat présidentiel.
Le repère historique est celui qui doit être écrit en gros : sous la IVᵉ République, le régime dont le nom est devenu synonyme d'instabilité, un chef de gouvernement durait en moyenne 193 jours. La Vᵉ République produit aujourd'hui des gouvernements 32 % plus courts que ceux du régime qu'elle a été créée pour remplacer.
Et la trajectoire financière suit. D'après l'Insee, la dette publique atteint 3 460,5 milliards d'euros fin 2025, en hausse de 154,4 milliards en une seule année, soit 115,7 % du PIB contre 112,6 % un an plus tôt.
Ce n'est pas une mauvaise année. C'est une série qui s'aggrave sur chaque indicateur à la fois — durée, continuité, finances. Et comme je l'écrivais à propos des 80 % de recommandations appliquées sans effet, un système ne vote pas de lois. Ici, la période a un nom : les deux quinquennats ouverts en 2017, avec les gouvernements et les majorités qui les ont servis — et les oppositions qui, en censurant et en bloquant, ont pris leur part de l'instabilité. Le fait qu'aucune règle ne les ait contraints ne les excuse pas, ça les désigne.
Le bilan d'un mandat, mesuré sur deux horizons
Avant d'écrire qu'il n'y a rien à sauver, il faut chercher ce qui a marché — et regarder de près comment c'est compté.
Le chômage, et ce que le taux ne compte pas. Au sens du Bureau international du travail, il est passé de 9,4 % en 2017 à 7,4 % en 2024, d'après l'Insee. Mais ce taux ne compte que ceux qui ont cherché activement un emploi et sont disponibles tout de suite. Il laisse dehors ce que l'Insee appelle le halo autour du chômage : des gens qui veulent travailler mais qui n'ont pas cherché, ou ne peuvent pas commencer dans les quinze jours. En 2024, ils sont 1,9 million, soit 4,5 % des 15-64 ans — en plus des chômeurs officiels. S'y ajoutent 1,2 million de personnes en sous-emploi, qui travaillent moins qu'elles ne le voudraient. Le chiffre de 7,4 % est donc une définition, pas un décompte de tous ceux qui manquent de travail.
Il faut dire aussi ce que ces mêmes séries montrent, parce que c'est vérifiable dans les deux sens : le halo a légèrement reculé en 2024, et le sous-emploi est au plus bas depuis 1992. La baisse du chômage n'est donc pas un artefact de comptage. Elle est réelle, et elle laisse de côté près de deux millions de personnes qui voudraient travailler.
L'apprentissage, et qui paie. Le nombre de contrats est passé de 306 000 en 2017 à 879 000 en 2024, selon la direction générale du Trésor. Mais ce résultat a été acheté, et il a été acheté avec l'argent des contribuables. D'après la revue de dépenses de l'IGAS et de l'IGF :
- le coût public de l'apprentissage atteint 14 milliards d'euros en 2022, et l'OFCE estime qu'il a été multiplié par 3,4 entre 2018 et 2022 ;
- l'aide à l'embauche versée aux employeurs — 6 000 € par apprenti — représente à elle seule 4,8 milliards d'euros en 2022, environ un tiers de la dépense ;
- une fois les aides déduites, un apprenti coûte à l'employeur entre 350 et 733 € par mois ;
- les inspections écrivent elles-mêmes que « les primes à l'embauche ont pu induire des effets d'aubaine » — des contrats qui auraient été signés sans elles.
Autrement dit, une partie du triplement est un transfert : l'État paie les entreprises pour signer des contrats qu'elles auraient en partie signés quand même. Le coût a crû plus vite que le nombre de contrats. Et au niveau CAP, l'effet est réel — 63 % des apprentis en emploi dix-huit mois après, contre 36 % en voie scolaire — mais la croissance s'est concentrée dans l'enseignement supérieur, là où le Trésor juge l'effet « limité au niveau master ».
L'attractivité, elle, tient : la France est première en Europe pour les projets d'investissement étranger pour la septième année consécutive, avec 852 projets en 2025 — en baisse de 17 %, mais toujours devant le Royaume-Uni et l'Allemagne.
Maintenant, mets en face ce qui s'est dégradé sur la même période :
| Horizon court — ce qui a progressé | Horizon long — ce qui s'est dégradé |
|---|---|
| Chômage BIT : 9,4 % → 7,4 % — hors 1,9 million dans le halo | Dette : 2 218,4 Md€ fin 2017 (97 % du PIB) → 3 460,5 Md€ fin 2025 (115,7 %), soit +1 242 milliards |
| Apprentissage : ×2,9 — payé 14 Md€ par an par l'impôt | Note souveraine : Fitch AA- → A+ le 12 septembre 2025, S&P AA- → A+ le 17 octobre 2025 |
| 1ʳᵉ place européenne pour l'investissement étranger, 7 ans de suite | Pauvreté à 15,4 %, Gini à 0,302 : plus hauts niveaux depuis 1996 |
| Gouvernements de 132 jours, un jour sur quatre en affaires courantes | |
| 67 400 monuments non protégés en état critique |
Tout ce qui a progressé se mesure sur un an. Tout ce qui s'est dégradé se mesure sur vingt. Des emplois cette année, des contrats signés cette année, des projets annoncés cette année ; et en face, une dette qui engage les trente prochaines années, une note qui renchérit tous les emprunts futurs, des inégalités à leur record, des monuments qui ne se refont pas.
Et la réussite la plus visible est elle-même inscrite dans la colonne de droite : un apprentissage dont le coût public a été multiplié par 3,4 en quatre ans, financé par un budget en déficit. Un résultat de court terme, payé par les Français sur le long terme.
C'est ça, le point de non-retour dont je parle. Pas une République qui s'effondre demain : une décennie de politique où chaque réussite visible a été achetée sur un horizon que personne n'a eu la charge de surveiller.
Pourquoi ces trois courbes n'en font qu'une
Mets-les côte à côte.
| Cycle | Ce qu'il faudrait | Ce qu'on a |
|---|---|---|
| Restaurer un monument | Des années de chantier, des financements pluriannuels | Un budget voté pour un an |
| Traverser une crise et en sortir | Un intervalle de retour à la normale | 47 % du temps en exception, 2015-2021 |
| Gouverner un ministère | Le temps d'apprendre le ministère | 132 jours en moyenne, 14 heures au minimum |
Restaurer est l'acte le plus long qu'un État accomplisse. Une église se consolide sur des années, parfois sur une décennie. C'est exactement le même problème d'horizon que celui que je décrivais pour la recherche, qui met vingt à trente ans à produire son effet : l'objet a un temps long, l'institution qui en a la charge a un temps court.
Donc le patrimoine n'est pas victime d'une hostilité. Il est victime d'un calendrier. Un gouvernement qui dure 132 jours ne restaure pas une église : il ne reste pas assez longtemps pour voir la fin du diagnostic. Et chaque nouvelle crise, dans une société qui passe la moitié de son temps en exception, reprend l'attention qu'un chantier de dix ans demandait.
Le calvaire du carrefour et le lavoir du bas du village sont les premières victimes du cycle court, non parce qu'on s'en moque, mais parce qu'ils demandent la seule chose que plus personne n'a : la durée.
La mémoire tombe deux fois
Il reste une dernière dimension, qu'on pourrait appeler l'interpolation de la mémoire.
Ce qui fait une ville existe aussi sous une autre forme : les photos, les récits, les bulletins municipaux, les pages d'association, les sites d'histoire locale. Or cette mémoire-là s'efface plus vite que la pierre. D'après Pew Research en 2024, 38 % des pages web qui existaient en 2013 ne sont plus accessibles, et 8 % des pages de 2023 ont déjà disparu. 11 % des références citées sur Wikipédia sont mortes.
Et c'est sur ce qui survit que les machines apprennent. Un modèle génératif interpole entre les textes qu'on lui a donnés : il retient ce qui a été abondamment écrit et fait la moyenne du reste. Le château connu y figure mille fois ; le lavoir de ton village, s'il y figure, y figure une fois, sur une page qui a peut-être déjà disparu.
Ce qui n'est pas protégé en pierre et pas archivé en ligne disparaît deux fois : une fois dans la rue, une fois dans la mémoire de l'outil qu'on consultera pour s'en souvenir. Et l'interpolation n'est pas neutre : elle garde le célèbre et arrondit le singulier. Ce qui fait chaque ville est, par définition, singulier.
C'est le même mécanisme que dans tout le monde a raison, et personne n'est en charge du total : chaque acteur fait correctement son travail, et personne n'est chargé de ce qui ne rentre dans aucune case.
Points forts : ce qui tient
Un. Les chiffres du patrimoine viennent des deux institutions chargées de le mesurer. Le ministère de la Culture pour le protégé, la Fondation du patrimoine pour le non protégé. Ce ne sont pas des estimations militantes, ce sont les bilans officiels des organismes compétents.
Deux. La comparaison avec la IVᵉ République est un fait arithmétique. 132 jours contre 193. On peut contester l'interprétation, pas la division.
Trois. On sait que la durée fonctionne, parce qu'on l'a déjà mesuré. Le même bilan du ministère de la Culture note que plus de 2 000 monuments ont vu leur état s'améliorer entre deux évaluations, grâce à des dispositifs comme le Fonds incitatif et partenarial et le Loto du patrimoine. Ce sont des mécanismes pluriannuels, qui ne dépendent pas de la durée d'un gouvernement. Quand on sort le patrimoine du cycle court, il se répare. C'est la preuve que le diagnostic est juste et que la solution existe.
Quatre. La thèse est vérifiable dans les prochaines années. Si les financements pluriannuels du patrimoine sont maintenus ou étendus, le nombre de monuments améliorés devrait continuer de dépasser celui des monuments dégradés. S'ils sont rabotés à chaque changement de gouvernement, le bilan suivant le montrera. Le ministère publie ce bilan ; on pourra lire la réponse.
Points faibles : six objections
Un. L'estimation des 67 400 est une extrapolation. La Fondation applique au non-protégé les taux mesurés sur le protégé. C'est une méthode raisonnable et reconnue comme prudente, mais ce n'est pas un inventaire : personne n'a visité ces 67 400 monuments.
Deux. Les monuments se dégradent aussi sous des gouvernements stables. Le bilan 2019-2024 couvre en majorité une période où les gouvernements duraient plus longtemps. Je relie l'instabilité récente à un état de conservation qui s'est constitué sur des décennies ; la corrélation temporelle est lâche, et je la présente comme un mécanisme plausible, pas comme une preuve.
Trois. 47 % en régime d'exception, c'est une fenêtre choisie. J'ai pris novembre 2015 – juin 2021 parce qu'elle commence et finit avec un état d'urgence. Une autre fenêtre donnerait un autre pourcentage. Le fait qui résiste au choix de fenêtre est ailleurs : l'exception a été prorogée six fois, puis partiellement inscrite dans le droit commun.
Quatre. Les chiffres de Public Sénat datent de fin 2025. Ce qui s'est passé depuis n'est pas dans cet article, et je préfère le dire que de décrire la situation actuelle avec des données de l'an dernier.
Cinq. Une partie de la dette n'a pas été choisie. Le Covid et la crise de l'énergie sont tombés sur ce mandat comme ils seraient tombés sur n'importe quel autre, et le « quoi qu'il en coûte » a évité des faillites et du chômage de masse. Je ne chiffre pas la part de la dette qui relève de ces chocs, et elle est importante. Mon tableau attribue au mandat 1 242 milliards dont une fraction aurait été dépensée par n'importe quel gouvernement.
Six. La colonne de gauche n'est pas négligeable. Deux points de chômage en moins, ce sont des centaines de milliers de personnes au travail, et les séries complémentaires de l'Insee — halo, sous-emploi — ne montrent pas que cette baisse cache une hausse ailleurs. Un apprenti de niveau CAP a presque deux fois plus de chances d'être en emploi. Écrire que ce mandat n'a « réussi en rien » serait faux, et je ne l'écris pas : j'écris que ses réussites sont de court terme, en partie achetées sur fonds publics, et que ses échecs sont de long terme.
Le vrai arbitrage
Le point de non-retour n'est pas celui des institutions — la dernière fois que les gouvernements étaient aussi courts, en 1958, la République a changé ses règles, et elle sait le refaire. Il est celui de l'horizon. Une dette qui a pris 1 242 milliards en huit ans, une note dégradée deux fois en un mois, des inégalités à leur record, des monuments qui s'effondrent : rien de tout cela ne se répare à l'échelle d'un mandat. C'est ce qu'on perd quand personne, pendant une décennie, n'a gouverné au-delà de l'année en cours — et quand on se croyait supérieur au long terme au lieu de s'en charger.
Parce que la dégradation est réelle, structurelle, et mesurée sur chaque indicateur à la fois : des gouvernements plus courts que sous la IVᵉ, près de la moitié du temps en exception entre 2015 et 2021, une dette qui prend 154 milliards en un an. Et le premier bien sacrifié par ce raccourcissement n'est pas le plus spectaculaire, c'est le plus lent.
Ce qui fait chaque ville — le calvaire, le lavoir, la halle, le beffroi — demande des années, et plus personne ne dispose d'années. Le patrimoine protégé tient à peu près parce qu'on a inventé pour lui des financements qui survivent aux gouvernements. Le reste, 295 800 monuments dont 67 400 en état critique, n'a rien de tel.
La solution tient donc en une phrase, et le ministère de la Culture en a déjà mesuré l'effet sur 2 000 monuments : sortir ce qui dure du cycle de ce qui passe. Un financement pluriannuel qui ne dépend pas de la survie d'un gouvernement, pour ce qui ne peut pas attendre qu'un gouvernement survive.
Et le lavoir n'est qu'un exemple. Le même principe vaut pour tout ce qui met plus longtemps à se construire qu'un gouvernement à tomber : une forêt qui pousse sur cinquante ans, un réseau d'eau qu'on renouvelle sur trente, une recherche fondamentale qui ne rend ses résultats qu'après vingt, une dette dont on paiera les intérêts bien après le départ de ceux qui l'ont votée. Pour chacun, la question est la même : est-ce que ça peut attendre que le prochain gouvernement survive ? Si la réponse est non, ça n'a rien à faire dans le budget de l'année.
Changer de gouvernement tous les 132 jours, la France sait faire. Ce qu'elle ne sait plus faire, c'est protéger ce qui ne survivra pas au suivant. Pas besoin de tout changer pour ça : il suffit que le lavoir, le beffroi et la halle ne dépendent plus de la durée d'un ministre.
Et ça ne viendra pas d'un seul. Un maire qui sanctuarise l'entretien de son église sur dix ans, une association qui adopte un lavoir, un élu qui refuse de voter un budget sans horizon, un lecteur qui pose la question à son député : chacun seul ne change rien, mais chacun montre aux autres que c'est possible. Le temps court est devenu la règle parce que tout le monde l'a suivi. Le temps long ne reviendra que de la même façon — quand assez de gens, chacun à son endroit, auront décidé de le prendre en charge.