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Un portfolio sans framework, promis

HTML, CSS, un peu de JS vanilla — et l'étrange liberté de ne rien installer.

Ce site n'a pas de framework front. Pas de React, pas de bundler, pas de node_modules de 400 Mo. Des pages HTML générées par Lume, une feuille de style, et quelques modules JavaScript natifs que le navigateur charge tel quels. Je veux expliquer pourquoi ce n'est pas de la nostalgie.

Ce qu'un framework m'aurait donné

Soyons honnête sur ce que j'abandonne : des composants réutilisables, un état centralisé, un écosystème de bibliothèques prêtes à l'emploi. Pour une application — un outil avec des formulaires, des vues qui changent, des données qui circulent — c'est précieux et je le prends sans hésiter.

Mais un site comme celui-ci n'est pas une application. C'est du texte, des liens, deux canvas décoratifs et un bouton « j'aime ». Le HTML est généré au build, une fois, sur ma machine. Le navigateur reçoit une page finie. Il n'y a tout simplement pas d'état à gérer — et un framework sans état à gérer, c'est un moteur d'avion sur un vélo.

Ce que l'absence me donne

D'abord la légèreté : la page d'accueil pèse moins qu'une seule photo Instagram, JavaScript compris. Ensuite la durée : ce code n'a aucune dépendance à mettre à jour, aucune faille de npm audit, aucune migration de version majeure à subir dans deux ans. Les modules ES natifs que j'écris aujourd'hui tourneront tels quels dans dix ans — c'est le contrat du web.

Enfin, une chose plus difficile à quantifier : quand quelque chose casse, la pile d'appels fait trois lignes et elles sont toutes à moi.

La règle que j'en tire n'a rien de dogmatique : par défaut, rien ; un framework quand le problème le réclame. C'est l'ordre des deux propositions qui compte.